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Forum IUT-Entreprises

Mr le Président de la chambre du commerce de Djibouti, Messieurs les représentants des organisations internationales, Messieurs les chefs d’entreprise, Messieurs les représentants du secteur public et privé, messieurs les responsables de l’université, chers collègues, chers étudiants.  

Mesdames et messieurs,
Je suis très heureux de participer au forum IUT-entreprises. Ce forum découle certes des premières recommandations qui sont formulées par les Assises Nationales de l’Enseignement et de la Formation Technique et professionnelle qui se sont tenus du 12 au 16 décembre 2007. L’objectif de ce forum est de tisser étroitement la relation « école entreprise ».
Je tiens à remercier les organisateurs de ce Forum. Ils ont voulu nous alerter qu’il est temps, qu’il est de notre responsabilité, nous les formateurs de bien orienter et choisir nos formations techniques et  professionnelles par rapport à un marché de travail djiboutien de plus en plus exigent en norme de qualité. Ce Forum veut également nous enseigner que les formations techniques et professionnelles ne doivent pas être à la marge mais au cœur d’un système éducatif qui ambitionne d’assurer le succès de tous les étudiants.
Le constat que je dresse est à la fois lucide et préoccupant : chaque année plus de 300 jeunes étudiants sont diplômés de l’Université de Djibouti. S’il existe donc des jeunes étudiants sans qualification requise et adaptée à notre milieu du travail et souvent sans métier, il existe aussi des métiers sans jeunes et des emplois qui ne trouvent pas preneur par manque de personnel qualifié. Faire ce constat, c’est mesurer l’ampleur du défi du chômage qui nous fait face.
Ce défi, je suis persuadé qu’on pourra le relever par une meilleure adaptation de nos formations surtout techniques et professionnelles au marché du travail évolutif car je ne saurais me résoudre en tant que premier responsable de cette université à accepter l’inacceptable, c’est-à-dire voir tant de jeunes rater leur entrée dans la vie professionnelle faute de l’avoir suffisamment préparée et mieux adaptée.
Aujourd’hui, les grandes lignes de la politique de notre ministère conjointement à celle du ministère de l’emploi sont de consolider les formations techniques et professionnelles et de les adaptées au marché du travail. Trois axes de travail sont parallèlement explorés. Il faudrait  engager  un effort important pour faire découvrir à nos étudiants le monde professionnel et les aider à choisir leur voie. Ensuite, nous poursuivons la mise en œuvre du plan de valorisation des formations à caractère plus professionnel qui a été lancé au moment des assisses.  Enfin, il s’agira  de renforcer et d’ infléchir les relations entre le monde universitaire et le monde professionnel.
Aujourd’hui, vous le voyez, l’ère de la méfiance réciproque est révolue. Les préjugés et les préventions réciproques sont véritablement levées et le dialogue entre le monde universitaire et l’entreprise est bel et bien engagé. Je souhaite qu’il s’approfondisse encore et s’inscrive dans la durée afin que ces deux mondes, qui se sont longtemps ignorés, apprennent à se comprendre. Pour assurer la pérennité de ces relations nouvelles, nous avons signé nos premières conventions avec nos partenaires privées, je veux citer ici en l’occurrence la banque Indosuez mer rouge du crédit agricole.
Donner à nos étudiants les moyens de s’engager dans la voie qu’ils auront choisie, c’est assurer la réussite de chacun d’entre eux, c’est le but que nous voulons poursuivre, c’est l’objectif principal que le chef gouvernement, son excellence le président de la république de Djibouti, Mr Ismaël Omar Guelleh nous a assigné.
Je vous remercie.