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Centre de Recherches de l'Université de Djibouti

Programme de Recherches

Principaux axes de recherche retenus par le CRUD

Le CRUD est un Centre de Recherche pluridisciplinaire regroupant un ensemble d'enseignants chercheurs rattachés à l'Université de Djibouti.

Ces enseignants chercheurs se répartissent dans trois équipes de recherche de l'université qui ont décidé d'unir leurs efforts et leurs travaux afin d'asseoir une activité de recherche universitaire au service de l'enseignement et du développement.

Les trois groupes de recherche ont élaboré chacun un programme de recherche qui se décline respectivement en deux axes. Les axes de recherche ont été retenus à partir des domaines de compétences des enseignants chercheurs de l'UD et surtout en tenant compte des besoins du pays.

Groupe de recherche en Sciences économiques, juridiques et de gestion :

- Axe 1 : Economie des transports, gestion, institutions et développement durable

- Axe 2 : Emploi, pauvreté et inégalités

Groupe de recherche en Lettres, langues et sciences humaines :

- Axe 1: Diversité des langues et des cultures dans la Corne de l'Afrique

- Axe 2: Analyse paysagère, territoires, sociétés et développement

Groupe de recherche en Sciences, techniques et Environnement (en cours):

- Axe 1: Energies renouvelables, chimie et environnement

- Axe 2: Modélisation scientifique

Groupe de recherche en Sciences économiques, juridiques et de gestion :

- Axe 1 : Economie des transports, gestion, institutions et développement durable

L'équipe se veut un pont entre économie, gestion et droit, trois domaines qui peuvent s'enrichir afin de mieux appréhender la question du développement à Djibouti. Le travail s'organise particulièrement autour du cas d'une économie de services, essentiellement basée sur les activités des transports et de son environnement juridique.
Des travaux individuels et collectifs déjà importants sont menés au sein du CRUD à propos de la problématique du développement, analysée comme une question de changement institutionnel et organisationnel. Sur la base des apports de l'économie institutionnaliste, ancienne et nouvelle, une vision se voulant novatrice de la question du développement est analysée en mettant l'accent sur l'importance des règles, formelles et informelles, sur le jeu des acteurs économiques. L'objectif ici est de mettre en place les institutions adéquates pour permettre la bonne gouvernance des affaires économiques, politiques et sociales. Cette approche analyse les relations entre les différents acteurs et leurs interactions dans un contexte en pleine mutation institutionnelle. Pour parfaire l'analyse de ces relations, la dimension juridique doit nécessairement être prise en compte. L'évolution constante des institutions et du tissu normatif au plan régional et international constitue un terrain de recherche important. Les travaux juridiques s'axeront notamment sur le droit du développement en général et sur le droit de l'environnement en particulier.
Les travaux scientifiques porteront également sur l'analyse de la politique d'ajustement structurel appliquée sous l'impulsion du duo FMI et Banque Mondiale, porteuse d'une vaste réglementation (code du travail, code des impôts, code des investissements, etc.) visant à mettre en place les conditions juridiques d'une économie de marché.
Cette réflexion se poursuit avec des applications à l'économie djiboutienne en explorant les impératifs de la mondialisation. La situation actuelle du Port Autonome international de Djibouti dont la gestion est confiée au groupe emirati Dubaï Ports World (DP World) témoigne des changements en cours tant au niveau organisationnel qu'au niveau institutionnel et normatif et ce, dans un contexte de forte concurrence régionale.

- Axe 2 : Emploi, pauvreté et inégalités

Durant les décennies 1980 et 1990, les pays en développement auront connu de faibles performances en termes de croissance, de développement et de réduction de pauvreté. La situation de la République de Djibouti n'échappe pas à ce constat. Dans son document stratégique de réduction de pauvreté pour Djibouti, le FMI (2004) note que le revenu par tête a ainsi diminué de plus de 25% entre 1984 et 1995. Toujours selon cette même institution, sur cette période, la plupart des indicateurs du développement humain se sont fortement dégradés.

Avec l'avènement du processus de globalisation, à partir des années 1990, l'orientation des économies en développement vers un mouvement de libéralisation externe s'est concrétisée. En leur sein, un rôle prépondérant pour les marchés fut organisé. La promotion des exportations constitue désormais, la stratégie par lequel le développement passe, elle est préconisée dans le cadre des programmes de stabilisation et d'ajustements structurels. Bien que le mouvement de globalisation ne soit pas considéré comme étant à l'origine des maux des pays en développement, il apparaît indéniable que ce mouvement a amplifié les effets des inégalités pré-existantes dans la distribution des actifs, en particulier du capital humain et des autres ressources productives.

Le projet de recherche du CRUD intitulé « Emploi, Pauvreté et Inégalités » s'inscrit dans le champ de littérature économique consacré à la compréhension des relations existantes entre marché du travail, pauvreté et inégalités. En particulier, les objectifs du projet sont de quantifier les phénomènes de pauvreté et d'inégalités en République de Djibouti et d'en identifier les déterminants. Dans quelle mesure, les caractéristiques du marché du travail contribuent-ils à expliquer ces inégalités ? Quel est l'impact des programmes d'ajustements structurels sur les secteurs sociaux et l'emploi ? Si le bon fonctionnement des marchés et des institutions est une condition nécessaire pour que la croissance économique influence le niveau de pauvreté, quels sont ces marchés et institutions que les actions de politiques économiques doivent cibler en priorité pour réduire la pauvreté ? Quels politiques de redistribution et modes d'actions sont le plus à même d'améliorer le bien être des populations défavorisées ? Les expériences micro-sociales, se traduisant par la volonté de concilier initiative et solidarité (Economie solidaire et tiers-secteur), peuvent elles aider à surmonter les problèmes de pauvreté, de marginalité urbaine et d'exclusion ? Voici quelques unes des questions auxquelles ce projet tente d'apporter des réponses.

Groupe de recherche en Lettres, langues et sciences humaines :

- Axe 1 : Diversité des langues et des cultures dans la Corne de l'Afrique

Le groupe de recherche en LLSH est composé de littéraires, de linguistes, de didacticiens et d'historiens. Il s'attache à étudier les langues et les cultures de la Corne dans une double perspectives : approfondir la connaissance que nous avons de notre environnement linguistique et culturel et la conceptualiser à des fins d'enseignement. Cet objectif répondant lui-même à ce double besoins qu'a toute société : un besoin d'enracinement et un besoin d'ouverture.
Ainsi cet axe de recherche se déclinera en quelques sous-axes qui porteront sur :
_ Etudes synchronique et diachronique des langues nationales (une connaissance théorique approfondie de ces langues pouvant permettre un enseignement de celles-ci plus efficace.)
_ La didactique du français langue seconde à Djibouti
_ Les littératures nationales : analyse des productions écrites et orales, quelles soient de langue française ou de langues nationales,
_ Les littératures de la Corne : rapprochement et spécificité
_ Diversité et unité culturelle dans la Corne de l'Afrique
_ Histoire du peuplement dans la Corne de l'Afrique

- Axe 2 : Analyse paysagère, territoires, sociétés et développement

Le 2ème axe de recherche du groupe Lettres, Langues, et sciences humaines s'articule autour de trois problématiques :

Le paysage
Différents selon les centres intérêt des acteurs, le paysage est un sujet polysémique dont l'analyse est souvent teinte d'une certaine subjectivité. Thème d'étude privilégié des géographes qui distinguent les espaces vécus des espaces perçus, le paysage et ses représentations sont aujourd'hui des concepts largement pris en compte dans la plupart des projets d'aménagement de territoire et dans les études d'impact environnemental.

Les territoires
Urbains, péri-urbains et/ou rural, les territoires sont au cœur de l'analyse géographique. Les structures spatiales, leur organisation et leur évolution traduisent les mutations des sociétés et de leurs technicités. La gestion des territoires dans le cadre d'une gouvernance marquée par une décentralisation des pouvoirs et une privatisation des services aussi bien dans les sociétés du Nord que dans celles du Sud, implique une redistribution des rôles entre les citoyens acteurs et les pouvoirs publics.

Société et développement
Le développement dans son acception durable est un paradigme dans lequel les hommes sont au cœur des politiques de développement. L'étude des dynamiques sociales des sociétés du Sud permet d'appréhender la question du développement non plus comme une simple résultante de la croissance économique et du progrès technologique mais comme une évolution des modes de pensée.

Groupe de recherche en Sciences, techniques et Environnement (en cours):

- Axe 1 : Energies renouvelables, chimie et environnement

- Axe 2 : Modélisation scientifique